MON PERE SE FATIGUE
Après l'effort
je livre mon dernier bâillement à la nuit
et je dors.
Je me permets ensuite
de parcourir avec sévérité
jusqu'au fil blond
occupé
par le premier moustique de la nuit
je couvre malicieusement
mon bras nu
du baiser que laisse ma mère
-surprise par ma présence-
d'un côté de mon corps.
Et je me réveille
pour applaudir
quelque prouesse de mon père jeune
qui boit près de moi
un verre de vin
et une fille inconnue.
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